publié le 24 octobre 2012
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Biographie de Razzy Hammadi

Je suis né à Toulon le 22 février 1979 d’une mère tunisienne et d’un père algérien. C’est dans cette ville que j’ai connu mes premiers engagements, tout d’abord au travers du militantisme associatif dans mon quartier du Jonquet. En 1995, le Front National remporte la municipalité et cet engagement dans le domaine sportif et de la vie culturelle de mon quartier devient beaucoup plus partisan, tout en refusant l’engagement dans un parti. Nous créons la première émission militante autour des musiques urbaines sur les ondes de Radio Active 100.00 FM, collaborons à de nombreux projets de régies associatives et culturelles qui entrent en opposition à la municipalité et participons à l’organisation des premières grandes mobilisations contre l’extrême-droite.

Après le décès de mon père et mon bac scientifique en poche, je passe une année d’étude en Tunisie, et c’est véritablement là que je m’engage politiquement et que je réalise à quel point la démocratie, la justice sociale et le combat pour la liberté sont indissociables de ma conception de la citoyenneté. C’est durant cette année à Sfax, auprès des militants de l’Union Générale des Étudiants Tunisiens mobilisés pour leurs conditions d’études et contre l’arbitraire qui régit leur cursus, que je rencontre des représentants du Forum Démocratique de Mustapha Ben Jaafar, équivalent du PS et avec lesquels je n’ai jamais cessé de collaborer jusqu’à aujourd’hui.

En septembre 98, lorsque je reviens en France, je sais que la liberté de s’engager politiquement dans ce pays qui est le mien tutoie le devoir de devenir pleinement partisan. C’est alors vers le Parti Socialiste que je me tourne. À l’époque, Jospin est pour moi, une sorte de héro ; la gauche plurielle est au pouvoir depuis un an, dans mon quartier de nombreux jeunes retrouvent une perspective avec les emplois-jeunes, la France renoue avec la croissance et la baisse du chômage, les 35 heures se mettent en place, la Couverture Maladie Universelle est en préparation et Jean-Luc Mélenchon parle « du gouvernement le plus à gauche du Monde ». Engagé au sein du PS, je participe au Congrès de Tours du Mouvement des Jeunes Socialistes en décembre 1999.

En 2002, suite au « coup de tonnerre » que constitue le 21 avril 2002 et la qualification de Le Pen au second tour de l’élection présidentielle, je participe et devient responsable départemental du NPS (Nouveau Parti Socialiste) créé par Benoît Hamon, Arnaud Montebourg et Vincent Peillon. Ma conviction est que la défaite de la gauche n’est pas « un accident électoral » et qu’il est nécessaire de s’interroger sur les raisons de ce divorce avec les catégories populaires plutôt que de considérer que « ceux qui auraient dû voter pour nous avaient mal voté ». Je deviens alors responsable du PS à Toulon et ma candidature est alors avancée pour les élections régionales, je décline la proposition et rejoins le troisième cycle d’économie de Paris 1 la Sorbonne auquel j’avais été admis.

En 2003, je rejoins le bureau national puis le secrétariat national du MJS en charge des questions économiques et de l’activité internationale. Je travaille alors sur « le droit de préemption social », « le statut du salarié-repreneur » dans le cadre de coopératives et met en place un certain nombre de programme de travail autour du conflit au Proche-Orient, que ce soit avec l’association Hashomer Atzair au travers d’un dictionnaire contre l’antisémitisme ou avec le Fatah Youth palestinien et de nombreux voyages d’étude.

En 2005, je suis l’un des partisans du NON au traité constitutionnel au sein de la famille socialiste. Au mois de décembre de la même année je suis élu président du MJS et dès janvier 2006, je lance un appel unitaire à l’ensemble des organisations de jeunesse syndicales, associatives et politiques afin de constituer un front commun et unitaire contre le CPE (contrat première embauche). Nous mettons à disposition la plateforme nationale de mobilisation « stopcpe.net » et organisons les premiers « happenings » militants avant que le front syndical ne prenne pleinement le relais.

Au terme de mon mandat à la présidence du Mouvement des Jeunes Socialistes en décembre 2007, François Hollande me propose d’intégrer à ses côtés le secrétariat national du PS, chargé des arguments et de la riposte. Le fort développement du MJS durant ces deux années, l’exposition médiatique ainsi que ma participation à des dizaines de meeting au travers du pays amènent un certain nombre de dirigeants à me proposer de livrer bataille à leur côté dans la perspectives des municipales de 2008 ; je suis alors tour à tour annoncé comme candidat face à Marine Le Pen à Hénin-Beaumont, à Paris auprès de Bertrand Delanoë (www.liberation.fr/politiques/0101111162-ps-hammadi-candidat-a-orly-comite-riposte). Finalement, c’est à Orly que je suis candidat. Menant campagne quelques semaines avant l’échéance avec pas moins de cinq listes de gauche concurrentes, j’échoue et parlerai de cette expérience (« Gauche, génération 2012, ce que nous voulons » Éditions Armand Colin) comme d’ « une erreur ». Cette expérience aura été pour moi une leçon de vie, de par les moments difficiles vécus, au travers d’amitiés toujours entretenues mais aussi et surtout du fait de mon rapport à la politique radicalement changé par cette épreuve. Après dix ans d’engagement politique ininterrompu je songe à mettre un terme à mon militantisme politique, avant d’être convaincu par mes amis et camarades de mener le débat dans le cadre du congrès de Reims du Parti Socialiste, au côté de Benoît Hamon et Henri Emmanuelli.

Pour moi alors l’indépendance financière, le fait d’être engagé professionnellement autre part et autrement que par la politique devient un principe et un objectif. Je rejoins alors un cabinet de conseil spécialisé sur les problématiques de logement et d’habitat, je collabore alors avec l’architecte Jure Kotnik et de nombreux responsables syndicaux lors du déploiement de la garantie des risques locatifs (GRL). En 2009, je développe et dirige aulh.info (www.aulh.info), première agence de presse spécialisée sur le logement, l’habitat, l’urbanisme et l’aménagement au sein du groupe AEF, avant de lancer mon propre cabinet d’étude (hqbconseil.com), qui se concentre notamment sur les problématiques liées à la crise du logement (crisedulogement.fr). Mon cabinet est installé à Montreuil, là où je vis, il en est de même pour les urbanistes qui y travaillent.

Fin 2008, Martine Aubry élue première secrétaire nationale du PS, et après que j’eus été élu au bureau national du PS, me propose d’être en charge des services publics au sein du secrétariat national. Responsable de ce secteur je fais ratifier par le PS l’appel contre la privatisation de La Poste, et organise la mobilisation des élus et des fédérations socialistes au côté des autres partis de gauche et des syndicats afin de réussir la votation du 3 octobre 2009 qui mobilisera plus de 2 millions de personnes. Je mobilise mes efforts notamment sur l’opposition à la RGPP ou bien sur différents sujets d’actualités qui attendent de nous les dénonciations légitimes, mais aussi l’alternative.

Voilà donc pour une rapide présentation, pour le reste, ce site de campagne mais aussi nos rencontres nous permettront sans nul doute de mieux nous connaître…

Depuis décembre 2011, je suis chargé de la politique de la ville auprès de François Hollande et délégué de sa campagne sur Montreuil-Bagnolet.

Elu le 17 juin 2012 à Montreuil et à Bagnolet député, je siège dans le groupe Socialiste, Républicain et Citoyen à l’Assemblée. Je fais parti de la Commission des Affaires économiques et de la Commission des Affaires Européennes.

Bibliographie :

1) Encyclopédie du socialisme: « Économie sociale et solidaire, au coeur de l’autre économie »
Depuis février 2010 au sein du Laboratoire des idées du Parti socialiste, j’ai eu la chance, avec Antoine Détourné, de coordonner et animer un groupe d’experts, chercheurs, praticiens, et de militants de l’économie sociale et solidaire, ce collectif a œuvré à ce qu’il convient de caractériser comme l’une des réflexions les plus abouties du PS dans le domaine, et ce depuis longtemps. De Claude Alphandéry à Jean-Louis Laville, en passant par Jean-Marc Borello, nombreuses sont les illustres contributions qui ont prêté main forte à ce projet.
De plus, la particularité ainsi que la plus-value des travaux ne réside pas seulement dans le travail de recherche ou bien encore dans la multiplicité des points de vues synthétisés au travers d’une orientation à la fois offensive et novatrice, mais plutôt dans cette conviction que l’économie sociale et solidaire ne doit plus être la béquille d’un système économique à bout de souffle ou pis encore, le supplément d’âme d’un projet économique qui se voudrait progressiste, mais bien le cœur battant de cette Autre économie que nous voulons.
Au lendemain de la crise financière, c’est l’identité même des préceptes économiques qui a été interrogée : capital contre démocratie, captation contre répartition, profit au détriment du développement sont les couples de valeurs antagonistes qui permettent à ce texte de prendre tout son essor autour de propositions concrètes, de mesures fortes et de convictions renouvelées.
Car si aujourd’hui, l’« Autre économie » résonne dans les entrailles de l’économie sociale, il se pourrait bien que demain ce soit l’éco- nomie capitaliste, celle d’un autre temps, qui devienne l’Autre économie, marginale… voire minoritaire.
Razzy Hammadi

2) « Gauche génération 2012, ce que nous voulons » chez Armand Colin