publié le 20 juin 2014
Marche silencieuse pour Moussokoro

Le vendredi 20 juin, j’ai rejoint la marche silencieuse organisée en l’hommage de Moussokoro. Cette femme est décédée dans la nuit du 9 juin, à Montreuil, à la suite de violences perpétrées par son compagnon. Cette marche silencieuse, moment de recueillement et de solidarité, a été l’occasion pour tous les habitants de la ville de témoigner leur deuil et leur indignation.

Cet effroi, je le partage avec tous les Montreuillois et tous les Français. L’assassinat de Moussokoro n’est pas seulement l’affaire du meurtre d’une femme, et ce n’est pas un problème uniquement circonscrit au féminisme. Ce crime concerne l’ensemble de notre Nation, car il est représentatif d’un grave problème de société qui gangrène la République : les violences quotidiennes faites aux femmes.
Comme l’a rappelé le Parlement européen, les violences faites aux femmes ne se limitent pas aux coups et blessures, et ne se cantonnent pas à l’intérieur discret des foyers. Les femmes sont également les victimes d’atteintes psychologiques et morales, par des actes bien plus insidieux et banalisés, qui parfois commencent dès l’adolescence.

Nous ne devons pas fermer les yeux sur les violences faites aux femmes, petites ou grandes, physiques ou symboliques, car tant que les racines de la misogynie aviliront les relations hommes femmes, jamais notre pays ne pourra fièrement brandir les valeurs de la République.

En tant qu’élu de cette République, représentant de cette Nation, c’est avec la plus grande fermeté que je condamne les actes injurieux et criminels dont se rendent coupables certains de nos concitoyens envers les femmes. Aucune tolérance ne doit être admise, car la situation est grave. Si la cause des femmes ne doit pas se résumer à des statistiques, un chiffre doit tout de même interpeller nos consciences : en France, en moyenne, une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son compagnon.