publié le 27 juin 2014
Colloque « Action de groupe : l’Union fait la force »

La lutte contre les discriminations ne doit plus attendre

Le colloque « Action de groupe : l’Union fait la force » que j’ai organisé conjointement avec Louis-Georges TIN, président du CRAN et de République et Diversité, s’est tenu ce jeudi 26 juin à l’Assemblée nationale.

Je tiens à remercier l’ensemble des intervenants pour avoir répondu favorablement à cette invitation et pour la qualité de leurs interventions qui ont enrichi le débat. Je tiens également à remercier toutes les personnes qui se sont déplacées nombreuses pour assister à ce colloque et pour partager leurs points de vue, leurs questionnements, et pour la qualité des échanges qui ont suivi. Près de 200 personnes se sont déplacées pour venir écouter les divers représentants et spécialistes des milieux associatifs, syndicaux, patronaux et juridiques. Cette forte participation nous conforte dans l’idée que la France a une volonté ferme de lutter contre ces maux qui nuisent à la cohésion sociale et qui portent atteinte aux valeurs républicaines de notre pays.

Auteur de la proposition de loi instaurant une action de groupe en matière de discrimination et de lutte contre les inégalités, que j’ai déposée en janvier et qui est portée par le groupe socialiste, ce texte ne doit pas être seulement celui des parlementaires, mais celui de toutes les citoyennes et de tous les citoyens qui doivent s’en emparer et le porter au travers de toutes leurs richesses.

Nous sommes au seuil d’une étape historique dans la lutte contre les discriminations. Dans un pays ou l’égalité est hissée aussi haut, à la fois dans nos discours et les frontons de nos institutions, et où, pourtant, la discrimination est parmi les plus fortes au sein de l’Union européenne et où les actions en justice ont le moins de chance d’aboutir, l’objectif est d’aboutir à une action qui soit réellement effective contre les toutes les discriminations et toutes les inégalités.

Ce combat n’est pas une lutte acharnée en faveur de quelques minorités. Il est une voie d’émancipation pour de nombreux individus minorés. Tous, dans notre diversité, nous pouvons être concernés. Les facteurs discriminants sont bien plus nombreux que nous ne pouvons le croire : ethnie, sexe, handicap, syndicalisme, identités et orientations sexuelles, religions, âge, etc.

Tous, formons la plus grande des majorités : celle d’une France qui prône l’égalité et la solidarité.

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