publié le 20 juin 2014
Auprès des intermittents du spectacle pour soutenir leur combat

Lundi dernier je me suis rendu auprès des intermittents et de leurs organisations afin de les soutenir dans leur combat.

Nul besoin de rappeler ici le déséquilibre ainsi que la précarité que pouvait engendrer l’accord Unedic qu’ils dénonçaient. J’ai eu l’occasion déjà d’écrire au ministre du Travail afin de demander que cet agrément ne soit pas signé.

Pour autant, je suis convaincu que la proposition du Premier ministre Manuel Valls va dans le bon sens. Elle permet tout à la fois de répondre aux effets du durcissement du délai de carence, en assurant par l’État les contreparties financières qui auraient amené à léser un grand nombre d’intermittents tout en ouvrant une discussion plus large afin de permettre une véritable réforme de progrès pour le régime.

Cette concertation se fera comme annoncé par le Premier ministre avec la coordination des intermittents et précaires (CIP), en un mot elle mobilisera plus largement afin de ne pas échouer une nouvelle fois sur l’écueil que constitue, le manque de représentativité ressenti par les intermittents eux-mêmes au travers de l’accord du 22 mars.

À cela s’ajoute la sanctuarisation des crédits du spectacle vivant pour les années 2015 2016 et 2017.

Il y a, je crois, ici une écoute ainsi qu’une volonté de considérer avec respect les métiers et les intermittents, qui font l’excellence culturelle de notre pays.

Ayant été mobilisé à leur côté, considérant que l’État prend ses responsabilités en compensant financièrement les effets de l’accord, sachant que les crédits du spectacle vivant sont sanctuarisés, je souhaite désormais que le dialogue puisse s’engager au profit d’une réforme juste, efficace et qui prenne en compte cette ressource exceptionnelle pour notre Nation, qu’est la culture et qui sans les intermittents ne serait pas ce qu’elle est.