publié le 26 novembre 2013
Les Montreuillois(es) et Bagnoletais(es) font la loi !

Ce mercredi 27 novembre, l’Assemblée nationale votera le projet de loi de programmation pour la ville et de la cohésion urbaine. Cette réforme vise à réduire les inégalités profondes et persistantes auxquelles sont confrontés les quartiers défavorisés malgré les efforts déployés par tous ceux qui agissent auprès de leurs habitants. A travers la refonte de la politique de la ville, il s’agit de renforcer tout à la fois la lisibilité, la cohérence et l’efficacité de cette politique. S’inscrivant dans une géographie prioritaire resserrée et unique, la réforme doit ainsi permettre de concentrer l’ensemble des moyens publics sur les territoires les plus en difficulté. Elle doit permettre de réaffirmer les principes structurants de la politique de la ville que sont le partenariat entre l’État et les collectivités locales, ainsi que la mobilisation prioritaire des politiques de droit commun dont la territorialisation nécessite d’être renforcée. Elle favorise enfin une meilleure articulation entre les dimensions urbaine et sociale de cette politique.

En tant que député de Montreuil et Bagnolet j’ai donc souhaité m’investir sur ce texte et déposer plusieurs amendements. C’est dans ce cadre que j’ai associé à l’élaboration de ces amendements les associations montreuilloises et bagnoletaises et notamment les acteurs de la vie économique et sa fédération (FAVEM). C’est sur le fondement de ces propositions que des amendements ont été déposés et deux d’entre eux adoptés et votés ce vendredi 22 novembre, lors de l’examen en séance du projet de loi dans l’hémicycle.

Ainsi dans la mesure où les commerces des quartiers prioritaires de la politique de la ville sont souvent marqués par une forte homogénéité, qui peut nuire à leur attractivité et à la redynamisation des commerces de proximité, le premier amendement inscrit-il au titre des objectifs de la politique de la ville le fait de veiller à la diversité commerciale.

Par ailleurs, tenant compte des observations des acteurs associatifs et économiques de la ville, un second amendement adopté vise également à associer, au même titre que les habitants dans la version intiale du projet de loi , les représentants des associations et les acteurs économiques à la mise en œuvre et à l’évaluation du plan national de renouvellement urbain (PNRU).