publié le 2 septembre 2013
Intervention en Syrie : convocation du Parlement ce mercredi 4 septembre

L’évolution de la situation en Syrie se révèle de plus en plus préoccupante. L’utilisation d’armes chimiques dans le cadre des affrontements entre le gouvernement et les forces insurgés confirme un triste constat : les civils syriens demeurent les premières victimes d’un conflit qui ne durent que depuis trop longtemps. Cette situation explique les déclarations et la volonté d’action de la part de notre Gouvernement.

Comme l’exige la constitution de la Ve République, l’Assemblée nationale sera cette semaine convoqué afin de débattre de la situation politique et militaire en Syrie et d’une éventuelle intervention. Ce respect des institutions ne doit toutefois pas masquer un réel questionnement sur l’implication des parlementaires dans la prise de décisions. Si les cris d’orfraies dénonçant le manque de concertation fleurent le calcul politique, cette occasion peut être l’occasion d’un réel questionnement sur nos institutions, comme nous sommes nombreux à le suggérer depuis des années. L’exiger aujourd’hui, comme le fait la droite, alors qu’elle ne l’a jamais demandé pour elle-même lorsqu’elle était au pouvoir signifie avant tout une bien basse manière de faire de la politique.

Nous ne pouvons rester impassible face à l’horreur. Agir mérite une réflexion qui tient de l’idée même que nous nous faisons de l’humanité. Aucune solution n’est finalement adaptée, tant l’inacceptable depuis 2 ans est le quotidien de milliers de syriens.

A ce jour, je reste convaincu d’un seul et unique point: l’utilisation d’arme chimique sur les civils ne peut rester sans suite.