publié le 15 avril 2013
Réunion de la Diaspora malienne pour le Développement

Suite au travail de concertation entre Pascal Canfin, ministre délégué chargé du développement et les instances de Montreuil, nous avons pu tenir dans notre ville un séminaire sur « La diaspora malienne pour la paix et le développement  du Mali ».

Ce point a permis aux représentants de s’exprimer sur trois domaines dans lesquels cette diaspora se manifeste, à travers un engagement financier, et politique et technique.

Ainsi, l’apport de la diaspora représente un montant proche de 60% de l’aide financière française au développement au Mali actuellement, d’où la nécessité d’une coordination accrue entre les différents organismes.

Les compétences en matière d’innovation technologique et la création d’entreprises par la diaspora reste également encore sous-exploitées, et pourrait s’inscrire dans une réflexion globale sur la reconstruction.

La diaspora peut participer à des concertations avec les responsables français, européens qu’il s’agisse de responsables gouvernementaux ou politiques. Le sommet de Bruxelles, sous co-présidence de l’Union européenne et de la France, doit enfin représenter un tournant pour l’aide européenne et pour la dynamique animant le Mali et les Maliens de l’extérieur.

Aussi, cette journée fut également l’occasion pour l’ambassadeur du Mali en France et Demba Traoré, le ministre des Maliens de l’extérieur, de s’entretenir avec leurs compatriotes. J’ai ainsi pu personnellement m’entretenir avec ces deux acteurs de la diplomatie malienne pour mieux estimer la modeste aide que le groupe d’amitié France Mali pourrait apporter.

Les participants ont ainsi pu, pendant plus de deux heures, échanger au sein de groupe d’une dizaine de participants. Ils ont, ensuite, fait un compte-rendu de ces débats. L’objet du débat portait tant sur les rapports entre la diaspora et le Mali que sur la situation politique actuelle du pays.

Ce travail a ainsi permis de dégager des idées fortes au sein des différents groupes, notamment celle d’une organisation nécessaire de la diaspora et de l’entretien des contacts aussi bien en son sein qu’avec l’extérieur.

Parité et laïcité restent des combats primordiaux : les femmes doivent pouvoir jouer un rôle aussi important que celui des hommes et se voir reconnu. Sensibles aux questions de scolarité et de santé, elles ont un rôle de premier ordre à jouer dans le Mali d’aujourd’hui et de demain.

La formation et l’organisation de cette diaspora pour le Mali doivent permettre d’apporter un complément personnel pour les écoles, les centres de santé et d’autres institutions dans l’intérêt de la population.

Les questions d’immigration et de visa ont ainsi été abondamment évoquées. Les difficultés d’entrée d’étrangers sur les territoires français comme maliens ont pu être pointés du doigt. Il n’est ainsi pas toujours évident pour les acteurs de maintenir les retours et installation au pays. Or, l’aide française au développement des pays d’Afrique ne se fera  de façon constructive que lorsque les citoyens de ces pays prendront part aux décisions qui les concernent. J’espère ainsi que cette rencontre en appelle d’autre de la même qualité, faisant suite au travail constructif entre le ministère, le groupe d’Amitié France Mali et la diaspora.