publié le 20 février 2013
Rencontres parlementaires sur la consommation : Agir pour chacun

C’est à l’occasion des 2èmes rencontres parlementaires de la consommation, qui se sont déroulées le 12 février, que de multiples acteurs, tant publics que privés, ont pu échanger  sur le crédit, le surendettement ainsi que sur les ressorts de la consommation. Intervenant sur cette thématique, vous trouverez ci-dessous un compte rendu de mon intervention :

« Paul Virilio disait « Le XIXe siècle a été le siècle de la vitesse, le XXe celui de l’accélération, le XXIe, celui de l’instantanéité ; et s’il doit se terminer, il devra être en partie celui de la décélération »… Il y a une réelle conscientisation du consommateur et de son pouvoir mais aussi une distorsion des rapports de force, une mainmise des mafias… Le consommateur a toutefois un pouvoir croissant et la France compte dix-sept associations de consommateurs agréées !

On ne peut évoquer les ressorts de la consommation sans traiter de la place de la grande distribution en France : 90 % des produits de grande consommation sont en effet aujourd’hui vendus à travers celle-ci; les 400 000 agriculteurs et 70 000 entreprises existant en France doivent donc passer par cinq centrales d’achat; la France est le pays qui compte, dans le monde, le plus grand nombre de grandes surfaces commerciales au mètre carré. Mais ce qui caractérise le plus ce secteur, c’est la véritable schizophrénie qui des décisions des pouvoirs publics depuis plusieurs années :  course contre l’inflation, mais lutte contre le low cost qui détruit les emplois ; refus du surendettement, mais crédit indispensable pour consommer tout court ; recherche de productivité accrue, mais multiplication de normes toujours plus contraignantes et parfois insupportables.

C’est à la faveur de ces contradictions que règne le climat de défiance actuel entre l’industrie agroalimentaire, les transformateurs, les fournisseurs, les distributeurs et, in fine, le consommateur.

Ce problème repose essentiellement sur trois éléments, qui ont un impact sur le consommateur :

–     l’instabilité juridique dans les rapports contractuels avec les fournisseurs ;

–     la problématique de la garantie des marges, pour la défense de l’intérêt de chaque acteurs ;

–     l’augmentation du cours mondial des matières premières et la difficulté pour les fournisseurs de les répercuter sur les prix.

Afin de rompre avec ce climat de défiance, il est donc nécessaire de pratiquer transparence pour trouver un équilibre entre les différents acteurs, mais également de définir et de repenser la façon de consommer.