publié le 21 janvier 2013
Mélies en grève : un soutien réfléchi et pesé.

Voilà plusieurs semaines que l’équipe d’animation du cinéma d’art et d’essai, « Le Méliès » est l’objet d’accusations graves dont celles de « détournement de fonds » et de mise en place d’une « caisse noire ».

Le Méliès est une des structures incontournables du rayonnement culturel de Montreuil,  sa programmation et son équipe dirigeante sont appréciées et reconnues de nos concitoyens, et au-delà même des frontières de notre ville. Son avenir et sa sauvegarde doivent figurer parmi nos priorités, et cela au-delà de tout clivage politicien.

C’est pour ces raisons que j’ai choisi de témoigner et d’expliquer mon point de vue devant Stéphane Goudet et à son équipe ce samedi 19 janvier devant un Mélies en grève, à la demande de la CGT. 

Invité à m’exprimer sur le sujet, j’ai pu invoquer la nécessité de cesser toute expression publique tant que les faits précités n’auront pas été prouvés.  Il en va de même en ce qui concerne les sanctions prises en direction des responsables du Méliès pour qui le procès médiatique remet en cause le principe de la présomption d’innocence.

Au delà même de cette obligation légale, il n’apparaît ni convenable, et encore moins respectable, de livrer en pâture toute une équipe alors même que l’enquête administrative n’a toujours pas livré ses conclusions.

D’autre part et au regard des graves accusations portées, seuls la justice et le droit permettront d’établir ou non la réalité des faits.

Je tiens à rappeler mon attachement à ces procédures transparentes afin d’établir la vérité, et souhaite rappeler que j’ai toujours milité pour que Le Méliès soit institué en coopérative artistique et culturelle, dont les relations avec la collectivité de tutelle seraient régies par voie de mandatement et de contrat d’objectifs.