publié le 10 décembre 2012
Visite de Manuel Valls, ministre de l’Intérieur, à Montreuil : une réaction et des actions concertées et adaptées

VallsAlerté par mon intermédiaire par plusieurs habitants suite aux cambriolages et attaques à main armée récurrents de la rue du capitaine Dreyfus, mais également au sujet de la dégradation des conditions de vie au sein des camps de migrants roms en plein centre ville, le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls s’est rendu à Montreuil ce vendredi 7 décembre.

À la rencontre des commerçants et des riverains, il a ainsi pu échanger sur les questions de sécurité et de vivre-ensemble. Au cours de sa visite de la bijouterie Starck, il a souligné une proposition que j’avais déjà formulée : renforcer le dispositif de sécurité de la rue en analysant la pertinence de l’installation de barrières électriques et des caméras de vidéo surveillance.

Manuel Valls a également été alerté au sujet de la question des Roms à Montreuil : la friche privée occupée illégalement par des familles Roms à l’angle de la rue de Paris et de la rue Marcel Dufriche a ainsi été évoquée.

Il est en effet inacceptable qu’en plein centre de notre ville aujourd’hui, des enfants grandissent dans une telle misère et dans des conditions de vie indignes. C’est pourquoi Manuel Valls a déclaré que « nous n’accepterons jamais les campements sauvages qui mettent en cause le vivre-ensemble ». Il a également visité les initiatives d’insertion sur les « petites unités », ces «logements-passerelles», des conteneurs où vivent 11 familles Roms en attente d’un logement pérenne et où elles pourraient bénéficier d’un accompagnement social.

C’est également à cette occasion qu’il a choisit d’annoncer qu’il supprimerait « l’aide au retour » pour les Roms qui ont fait le choix de retourner dans leur pays d’origine. C’est là un moyen de mettre fin à cette pratique ridiculement coûteuse de la droite, qui favorisait avant un circuit criminel organisé entre la Roumanie et la France.