publié le 18 décembre 2012
Produits alimentaires et marges de la grande distribution

Le 18 décembre dernier, la Commission des affaires économiques, dont je suis membre,  organisait une table ronde autour des prix et des marges de la grande distribution dans le domaine alimentaire. Etaient présents M. Philippe Chalmin, Président de l’Observatoire de la formation des prix et des marges des produits alimentaires, M. Jacques Creyssel, Président de la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD), M. Laurent Grandin, vice –président d’Interfel, M. Yves Berger, directeur général d’Interbev, M. Alexander Law, directeur « économie » de l’association nationale des industries alimentaires (ANIA), M. Olivier Andrault, chargé de mission « alimentation » à l’UFC-Que choisir ?.

Cette table ronde s’inscrit dans la démarche  engagée par les pouvoirs publics depuis le début de la législature et qui vise à assurer une concertation spécifique sur les relations commerciales dans les filières agricoles et alimentaires, marquées par un climat particulièrement tendu.

En effet, côté distributeur, la marge nette moyenne  s’avère globalement faible, 1.4% en moyenne (cf rapport de l’Observatoire des Prix et des marges). De plus,  la notion de prix toujours plus bas ayant été mise au coeur de la communication de la grande distribution, un véritable climat de tension se développe.  Même si cette politique a pu être vue comme une des solutions à la problématique cruciale du pouvoir d’achat, elle n’est pas sans conséquence sur le reste de la filière alimentaire.

Côté fournisseur  l’inquiétude est palpable. Les industries agroalimentaires et les PME sont en effet confrontées à la hausse des cours mondiaux des matières premières agricoles ainsi qu’à la hausse des coûts de l’alimentation des animaux dans les exploitations d’élevage, qu’elles peuvent difficilement répercuter. Elles ont le sentiment de payer la guerre des prix que se livrent entre eux les distributeurs et estiment que 5000 emplois seraient actuellement menacés aujourd’hui par cette course effrénée vers le bas.

En tant que futur président de la Commission d’Examen des Pratiques Commerciales (CEPC) et responsable du groupe lors de cette table ronde, j’ai ainsi pu souligner qu’il était absolument vital d’en finir avec ce climat de défiance dans les relations commerciales. Pour cela, il est  nécessaire d’élaborer des codes de bonne conduite, que les négociations commerciales puissent se faire de manière apaisée et que l’augmentation du prix des matières premières soit  prise en compte dans l’élaboration des tarifs.

Retrouvez ci-dessous mon intervention lors de cette table ronde :