publié le 9 octobre 2012
Bagnolet, ville sans pilote pour combien de temps encore ?

Razzy Hammadi, Député de la Seine-Saint-Denis, et Tony Di Martino, responsable du groupe socialiste au Conseil municipal de Bagnolet, attirent l’attention de l’Etat et du gouvernement sur l’urgence d’une mise sous tutelle de la ville de Bagnolet, conséquence inéluctable d’une gestion administrative et financière désastreuse dont les habitants subissent les effets au quotidien.

En tant que Député de la Seine-Saint-Denis et président du groupe socialiste au conseil municipal de Bagnolet, nous alertons le Préfet de la Seine-Saint-Denis, Monsieur Christian LAMBERT et le Ministre de l’Intérieur, Monsieur Manuel VALLS, sur l’urgence d’une réaction face à la gravité de la situation administrative et financière de la ville de Bagnolet. Nous sommes en effet les témoins effarés de profonds dysfonctionnements administratifs et de failles dans l’exécution du budget municipal. La piètre gestion administrative de la ville est alarmante : déshérence des effectifs, inorganisation la plus totale des services et absence de voies de recours pour les administrés font de la vie des Bagnoletais un parcours du combattant.

Aucun Conseil municipal n’a été tenu depuis le 20 juin. La Chambre régionale des comptes a rendu ses observations définitives sur la gestion de la ville depuis plusieurs semaines et pourtant, alors même qu’il est tenu par la loi de convoquer un conseil municipal pour les présenter, le maire ne l’a toujours pas programmé. Rappelons que la dette de la ville s’élève à plus de 100 millions d’euros. Cela est sans compter la situation dramatique concernant les fonds de l’ANRU d’une commune faisant face à un besoin criant de rénovation urbaine. Cette situation ne peut plus durer.

Au regard de ces éléments, nous demandons à ce que la possibilité de la mise en place d’une administration de tutelle sur les comptes de la ville soit examinée dans les plus brefs délais. Il n’y a plus de pilote dans l’avion : nous ne saurions en être les spectateurs silencieux, et accepter une rupture avec les principes de gestion démocratique des comptes de la collectivité.