publié le 29 août 2012
Les emplois d’avenir annoncés par le gouvernement, une bouffée d’air frais bien nécessaire
L’insertion durable dans le marché du travail pour les jeunes peu qualifiés, objectif des 150 000 emplois d’avenir.

Lutter pour l’emploi nécessite un travail de long terme : réindustrialisation, formation, recherche et développement. Mais aujourd’hui, avec 4 millions de chômeurs, 23% des jeunes au chômage, plus de 50% dans certains quartiers populaires, la situation requiert une action volontariste et rapide de la part du gouvernement. Les emplois d’avenir répondent à cette situation d’urgence pour une génération qui subit le plus dur de la crise.

La volonté du gouvernement de destiner ces emplois à des jeunes peu ou très peu qualifiés leur donnera une véritable utilité en matière d’insertion. Ces contrats ne donneront lieu à un sursaut dans le domaine de l’emploi des jeunes que si ils sont mis en place en bloc, et la volonté de Michel Sapin d’en introduire 100 000 dès 2013 sur les150 000 prévus en est la preuve.

Reste à établir le détail de ces contrats, leur public cible, le ciblage géographique s’il en est : zones urbaines sensibles et zones rurales isolées semblent être prioritaires. La nature des contrats et de leur sécurité doit également être posée, ainsi que celle de la formation, condition sine qua none pour une insertion durable dans le marché du travail des jeunes qui en bénéficieront.

Il nous faudra également établir plus précisément leur champ d’action : associatif, public, éventuellement secteur privé mais de manière très encadrée. Les ouvrir modestement au domaine de l’économie sociale et solidaire et de la transition écologique seraient par exemple un signal pour favoriser un nouveau modèle économique et des emplois non-délocalisables. Je serai donc vigilant à ce que l’entrepreunariat social soit pris en compte. Quant à la possibilité d’en user dans l’éducation nationale, elle ne doit pas amenuiser notre détermination à rétablir la formation des professeurs que la droite a mise à sac.

Nombreux sont les parlementaires impliqués sur cette thématique au sein du groupe socialiste à l’Assemblée Nationale, et nous aurons à cœur de faire de ces contrats un succès. C’est miser sur l’avenir, donner une dose d’espoir et une marque de confiance envers les jeunes qui subissent aujourd’hui le pire de la crise alors que leur énergie, leur vitalité et leur volonté devraient les imposer non pas comme un problème, mais comme une solution aux difficultés que nous traversons.